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Se méfier de la bête blessée

par asbWeb à propos de Sun, Sep 23 2018 09:52:00

Le récent point de bonus défensif ramené de La Seyne-sur-Mer a donné de la confiance aux Verts et Noirs de l’ASBC. Aujourd’hui en recevant Vienne, les coéquipiers de Guillaume Marquis auront à cœur de confirmer les progrès réalisés dans leur jeu. Mais gare aux Isérois, qui restent certes sur trois défaites, mais qui se déplacent en Vaucluse avec l’intention de lancer enfin leur saison.

Cette affiche de la 4e journée entre l’ASBC et Vienne aura également un côté historique, puisqu’il s’agira de la toute première rencontre de fédérale 1 disputée sur le stade Louis-Aimé Trintignant de Châteauneuf-du-Pape. Outre le côté émotion, l’enjeu sportif sera au rendez-vous. Restant sur deux défaites (face à Bourgoin, 0-25 et à La Seyne-sur-Mer 29-25), les joueurs de Bédarrides/Châteauneuf-du-Pape sont déterminés à retrouver le chemin du succès.

Place au jeu maintenant

En face, avec trois revers au compteur, l’invité du jour ne sera guère à prendre à la légère sous prétexte de sa position peu favorable au classement (11e ) après seulement trois journées écoulées. Un sentiment que partage l’entraîneur Jharay Russell, histoire de mettre en garde son groupe devant un éventuel relâchement coupable : « C’est un match à redouter et un adversaire qu’il va falloir craindre à juste titre. Vienne est aujourd’hui une bête blessée qui va vouloir se reprendre impérativement. Il ne faudra pas partir la fleur au fusil, sous prétexte qu’on a gagné un match et fait une bonne prestation à La Seyne… » Mesuré dans ses propos, il entend mettre toutes les chances de son côté afin de réussir une belle opération. Et décrocher une autre victoire si importante sur le plan comptable.

Quatre points à prendre

Devant un rival habitué aux joutes de la fédérale 1, les équipiers de Bertrand Lombarteix vont devoir se montrer à la hauteur de l’événement en confirmant quelques bonnes dispositions observées sur les rencontres face à Villeurbanne et La Seyne. Et, dixit Jharay Russell : « Gommer pleins d’imperfections, corriger les défauts et faire un match plein. » Voici donc la ligne de conduite à adopter pour tenter de rivaliser contre un adversaire qui va essayer de sortir la tête hors de l’eau. Et l’ASBC de l’en dissuader en produisant le match parfait. Sur le sujet, Gérald Boileau (entraîneur des trois quarts) ne cache pas ses ambitions : « Mathématiquement l’enjeu d’aujourd’hui est important. Une victoire nous permettrait d’avoir des points d’avance sur Vienne. L’adversaire est craint et respecté mais nous mettrons tout en œuvre pour remporter la victoire. Pas d’euphorie avant le match mais le devoir de prendre cette opposition très au sérieux. Difficile, la rencontre le sera pour faire le moins de fautes possible… c’est à ce prix que se jouera la gagne ».

ASBC : Vergnes, Marquis, Didier, Vaitkevicius, Sosefo, Ofa Finau Havelun, Mortelette, Recordier, Lombarteix, Achahbar, Chouchane, Labbi, Fantozzi, Alary, Franquine. Remplaçants : Agro, Haeffeli, Rosati, Bertrand, Roche, Aubenas, Momo Agogue, Basile.

Yves IMPINNA

Photo : le dl/Angélique Surel (https://flic.kr/p/28zXAgs)

« Je ne m’attendais pas à jouer à ce niveau »

par asbWeb à propos de Sat, Sep 22 2018 13:11:00

Il est arrivé sans faire de bruit du côté des Verdeaux. À 21 ans, Mathieu Bertrand peut déjà s’enorgueillir d’être champion de France de Fédérale 2 et titulaire en Fédérale 1. Sans en rajouter, le jeune troisième ligne aile de l’ASBC continue d’emmagasiner de l’expérience. Rencontre avec celui qui gravit les échelons avec envie et fierté. Et qui compte bien ne pas s’arrêter en si bon chemin.

Vous avez intégré l’effectif de l’ASBC, la saison dernière en fédérale 2, plutôt discrètement. Comment s’est passée votre arrivée ?

« Je suis arrivé il y a deux saisons de l’équipe Bélascains du Vaucluse. J’ai démarré avec l’équipe B, puis les entraîneurs de la Une m’ont appelé pour rejoindre l’équipe. J’ai commencé lors de la phase retour du championnat par la rencontre face à Tricastin. Je ne m’attendais pas à vivre cette aventure avec en plus le titre de champion de France au bout. Je pensais que ça serait juste un tremplin. Cette aventure a été très belle, j’avais été très bien accueilli par le groupe ».

Vous étiez sous la coupe de certains joueurs ?

« Oui essentiellement ceux qui jouaient au même poste que moi, à savoir Rémy Martin, Cyprien Barneron ou encore Brian Mortelette. Ce groupe est allé aussi loin car c’était une véritable bande de potes. On se voyait tout le temps, même en dehors des terrains ».

Cela a changé cette saison ?

« Non, c’est toujours le même esprit. Même s’il y a beaucoup de nouveaux. Mais ils se sont très vite installés et intégrés ».

À 21ans, vous êtes déjà champion de France de fédérale 2 et titulaire en fédérale 1. C’est une trajectoire fulgurante ?

« Je ne m’attendais pas à ça. Et ni à jouer si vite en fédérale 1. Il manque un peu de monde et les blessés commencent à réintégrer le groupe. Mais c’est une très grande satisfaction et le fruit de beaucoup de travail personnel pour essayer de répondre présent ».

Quels sont vos objectifs à titre personnel ? Des envies d’aller voir plus haut ?

« Avant tout, c’est de jouer le plus possible et de faire tous les matches. Après je sais que dans le groupe, il y a de la concurrence. Mais elle est saine. On ne va pas se tirer la bourre entre nous. Pour la suite, oui j’y pense. Surtout en étant jeune et ambitieux. Mais il faudrait déjà que je joue une saison complète et que je puisse montrer mes capacités. Après si une opportunité se présente pourquoi pas, mais plus tard. Jouer plus haut, en “pro”, en Pro D2 ou en Espoir de Prod D2. J’ai le temps. Ce qui est certain, c’est que je ne pensais pas, à 21 ans, être à ce niveau et titulaire ».

Après ces trois premiers matches en fédérale 1, que vous inspire ce niveau ?

« Ça n’a rien à voir avec la saison dernière. Ne serait-ce que par les impacts. Les défenses sont plus serrées et fermes. Et on doit faire beaucoup plus d’efforts. On a fait un bon début de saison avec la victoire face à Villeurbanne. Après il y a eu cette défaite à la maison face à Bourgoin, qui est un peu l’épouvantail. Ce qui est rageant c’est de ne pas avoir marqué de points, alors qu’on avait des possibilités. Puis le match à la Seyne, nous a fait du bien. Malgré la défaite, on a ramené ce point du bonus, qui nous donne confiance. On a montré qu’on a notre place en fédérale 1. C’est important de le montrer et de faire voir qu’on n’a pas peur d’attaquer la ligne ».

Malgré tout, il y a encore beaucoup de fautes dans le jeu de l’ASBC. Comment l’expliquez-vous ?

« On doit encore mieux se connaître. Ça manque d’automatismes. Il faut qu’on arrive à régler les détails. On fait encore beaucoup d’erreurs en mêlée, dans les rucks, des en-avants. Mais ça commence à aller mieux, on l’a vu ce week-end ».

Dimanche vous recevez Vienne. Une équipe mal en point. Il y a une obligation de victoire à la maison ?

« Pour nous mettre en confiance et rester bien placés au classement, il nous faut l’emporter. Si on perd on risque d’être en difficulté pour remonter. On veut gagner tous les matches à la maison, pour se mettre en sécurité et prendre un maximum de points ».

Que vise l’équipe cette saison ?

« Le maintien avant tout. Et pourquoi pas se qualifier pour les phases finales. Mais on sait que ça sera très dur ».

Entretien réalisé par Alex GUEY

Photo le DL/Patrick Roux (https://flic.kr/p/MyfQUk)

Frustrant mais encourageant

par asbWeb à propos de Sun, Sep 16 2018 08:07:00

Une semaine après le zéro pointé concédé face à Bourgoin-Jallieu, Bédarrides/Châteauneuf-du-Pape a su réagir face à une équipe varoise invaincue dans la poule, avec ce point du bonus défensif ramené logiquement. Encourageant pour la suite, et presque frustrant, tant la victoire était toute proche.

Sur une pelouse ravagée par les chenilles durant l’été, le jeu a eu beaucoup de mal à se mettre en place. Une pelouse que Thierry Brana n’aura foulée que trois petites minutes, blessé à la cuisse et remplacé par Mouad Labbi. Coup dur dans l’organisation de l’ASBC, qui néanmoins ne se montrera guère déstabilisé par ce changement précoce. Pour preuve, ce sont même les Vauclusiens qui allaient ouvrir le score par une pénalité de Lombarteix (0-3, 9e ). Un avantage de très courte durée puisque, dans la foulée, les Varois se réveillaient et envoyaient l’ailier fidjien Saulekaleka derrière la ligne pour le premier essai du match (7-3, 11e ). La rencontre était lancée. Souvent sanctionné hier, l’ASBC offrait au buteur seynois, Gabriel, sa première pénalité du jour et trois points de plus (10-3, 18e ) aux Varois. Dans le combat physique, les coéquipiers de Franquine avaient du répondant. Et Lombarteix ramenait les siens sur pénalité (10-6, 22e ).

Alary s’illustre sur sa ligne

En avantage numérique suite au jaune de Saulekaleka, les Verts et Noirs allaient se montrer opportunistes. Dans la foulée d’une nouvelle pénalité de Gabriel (13-6, 30e ), le ballon était récupéré par Achahbar, qui ouvrait sur Fantozzi. L’astucieux coup de pied de ce dernier, permettait à Aubenas d’inscrire le premier essai de l’ASBC (13-13, 32e ). Un score qui allait tourner à l’avantage des locaux juste avant la pause, sur la troisième pénalité de Gabriel (16-13, 40e ). Un premier acte équilibré et une opposition qui allait monter en intensité d’un cran. Voire deux. Et ce, dès la reprise. Après une énième pénalité de Gabriel pour la Seyne (19-13, 42e ), Alary s’envolait sur sa ligne, bien servi par Sofeso, pour voir l’ASBC prendre les devants au tableau d’affichage (19-20, 43e ).

Marquis fait le bonheur des siens

Dès lors, les deux équipes ne se faisaient plus de cadeaux. Et les moindres fautes étaient sanctionnées. Les Seynois profitaient d’une erreur en mêlée des Vauclusiens pour envoyer Rousset derrière la ligne et reprendre six points d’avance (26-20, 50e ). L’ASBC prenait un léger coup derrière la tête d’autant plus qu’Achahbar était exclu pour dix minutes, à la suite d’un placage jugé trop rugueux (59e ). Mais les joueurs de Russell et Boileau ne se démobilisaient pas pour autant, sauf qu’ils étaient une nouvelle fois sanctionnés par l’arbitre. La Seyne, par Bauer, prenait un petit matelas confortable (29-20, 72e ). Les Vauclusiens tentaient le tout pour le tout dans les dernières minutes, pour au moins ramener le bonus défensif. Ce que Marquis offrait en redonnant le sourire à tout son groupe, puisqu’il aplatissait le ballon en position d’ailier (29-25, 78e ). Plus rien ne sera marqué dans cette rencontre. L’ASBC est passé tout près de la victoire et a montré un tout autre visage que le week-end dernier face à Bourgoin-Jallieu. Et peut désormais construire autour de ce précieux point ramené du Var.

La Seyne-sur-Mer.

Stade Marquet. Arbitre M. Pasteur (Bourgogne). Mi-temps : 16 – 13.

Pour La Seyne : 2 essais Saulekaleka (10e ), Rousset (50e ), 1 transformation Gabriel (10e ), 6 pénalités Gabriel (18e , 30e , 40e , 42e ), Bauer (72e ).

Pour l’ASBC : 3 essais Aubenas (32e ), Alary (43e ), Marquis (78e ). 2 pénalités Lombarteix (9e , 22e ), 2 transformations Lombarteix (32e , 43e ).

Cartons jaunes : Saulekaleka (22e ), Falip (74e ) pour La Seyne, Achahbar (59e ) pour ASBC.

La Seyne  : Bodere, Piraux, Ramel, Senac, Doukbi, Nistor, Chaouch, Garcia, Sonetti, Gabriel, Saulekaleka, Rousset, Lombard, Boulhasen, Bauer. Remp : Falip, Asensi, Horb, Papalia, El Rhabbari, Nbili, Donati, Gravier.

ASBC  : Heffeli, Agro, Basile, Vaitkevicius, Sofeso, Bertrand, Mortelette, Recordier, Recordier, Lombarteix, Achahbar, Aubenas, Brana, Fantozzi, Alary, Franquine. Remp : Marquis, Vergnes, Havelu, Ameur, Chouchane, Labbi, Braille, Dandoit.

Par De La Seyne-sur-Mer, Alex GUEY

Photo Y-I (https://flic.kr/p/2a2oNR3)

« Ne pas avoir de regrets »

par asbWeb à propos de Thu, Sep 06 2018 06:17:00

Le troisième ligne de l’ASBC portait, il y a trois mois encore, le maillot du CSBJ. Samedi, le Vauclusien de naissance affrontera son club formateur sans esprit de revanche simplement avec l’idée de tout donner pour ses nouvelles couleurs.

il peut dire merci à ses potes du collège qui l’ont traîné au stade Laffont de St-Saturnin à l’âge de 15 ans.

Évidemment ils ne sont pas à 100 % à l’origine de sa trajectoire fulgurante -ses qualités rugbystiques ont grandement contribué à sa percée dans le monde pro - mais ils ont réveillé le gène” rugby” qui sommeillait dans l’organisme du jeune Mickaël. Lui, qui a pendant des années, a écumé toutes les associations sportives de Pernes où résidait sa famille. « J’étais un touche-à-tout. J’ai fait du basket, de la natation, du judo, du bi-cross, du foot et du tennis. » Le ballon rond et la balle jaune ayant eu sa préférence puisqu’il y est resté fidèle durant trois saisons. « Un jour, mes amis m’ont dit de venir à un entraînement de rugby avec eux vu mon gabarit. J’ai de suite accroché. » Le jeune Pernois était tellement taillé pour le rugby qu’après seulement deux saisons il est repéré par Montpellier et le CSBJ pour intégrer le centre de formation. « J’ai été surpris qu’on me remarque si rapidement. » Ce qui ne l’empêche pas de sauter sur l’occasion et de prendre la direction de Bourgoin-Jallieu « un club familial et un état d’esprit qui correspondait à mes attentes. »

Le CSBJ et l’ASBC des clubs familiaux

Sous la responsabilité de Laurent Mignot, il « progresse et apprend beaucoup » au point de s’entraîner avec l’équipe pro après ses deux années en Crabos. Mickaël Recordier saisit alors sa chance et fait son trou : « pendant 4 ans, j’enquille les matches en Pro D2. » Et il faut être solide car depuis des années maintenant la vie du club est polluée par les problèmes extra-sportifs. « On peut dire que les finances prennent une grande place ! Chaque saison, il y avait des soucis d’argent. » Le fidèle flanker vauclusien est au-dessus de tout ça. « J’ai toujours voulu rester car je savais qu’à Bourgoin j’avais du temps de jeu. Mais c’est vrai que mentalement c’est pénible à vivre. En même temps ça forge un caractère, « ça rend plus fort. » Certes, mais en juin, la nouvelle direction demande encore une fois des efforts financiers au maillon fort du CSBJ. « Il fallait encore que je baisse mon salaire. Je n’ai pas trouvé ça correct de la part du vice-président Paul Ebeyer. »

L’aventure ciel et grenat est finie. Et pas de plan B même si Bourg-en-Bresse (Pro D2) s’était manifesté. Mais le réseau a fonctionné et le téléphone a sonné. Au bout du fil Philippe Daminiani, le président encore en fonction début juin. « Rapidement, on tombe d’accord. Le club est familial. Le projet de maintenir l’équipe est un beau challenge pour me relancer. En plus, je me rapproche de chez moi ! » Un défi qui a bien commencé dimanche dernier face à Villeurbanne : « Il fallait gagner à tout prix, ce qu’on a fait. Cette victoire fait du bien à la tête car on partait vraiment dans l’inconnu. Maintenant on va se jauger face au gros calibre de la poule. On verra alors notre niveau. » Le but du jeu étant évidemment de ne pas être spectateur. « Il faudra tout envoyer, tout lâcher pour surtout ne pas avoir de regrets » conseille l’ex Berjallien qui avoue « ne pas avoir de sentiment de revanche par rapport aux joueurs » seulement une pointe d’amertume « contre la direction. » Et même si ce match sera forcément « bizarre. Je vais me donner à fond pour mon nouveau club et après j’irai serrer les mains de mes anciens coéquipiers. » Et même boire une mousse avec notamment Bogdan Leonte, son ex-acolyte de la 3e ligne ciel et grenat.

Par Nathalie FRIZON

Photo: Le DL/P.ROUX (https://flic.kr/p/2843p81)

Article de presse: Les douze armadas sont prêtes !

par asbWeb à propos de Fri, Aug 31 2018 10:30:00

Dimanche vont être donnés les trois coups du championnat de Fédérale 1. Douze clubs au départ d’une compétition qui va nous tenir en haleine jusqu’au 21 avril prochain, et où l’ASBC y fera ses premiers pas contre Villeurbanne, à 15 heures aux Verdeaux.

Jean-Henri Tubert, entraîneur de Bourgoin-Jallieu (9e de Fédérale 1 Élite la saison dernière)

«Notre club a vécu depuis deux ans la fuite de ses meilleurs joueurs. Treize sont partis et notre moyenne d’âge est aujourd’hui de 23 ans. Bourgoin repart sur des bases saines économiquement parlant. Dans cette poule homogène, bien malin dira qui va s’en sortir sans minimiser l’adversité. Notre objectif sera de finir dans les six premiers. »

Michel Ringeval, entraîneur de Chambéry (5e de Fédérale 1 Élite)

« Avec huit points de pénalité et une interdiction de monter en Pro D2 cette année, nous allons vivre une saison particulière. La refonte de la Fédérale 1 n’est pas une mauvaise nouvelle en elle-même. Il y aura une redistribution du niveau dans cette division. Nous ne revendiquons pas le statut de favori et nous aurons l’ambition de participer aux phases finales. »

Julien Lestang, entraîneur de Villeurbanne (6e de Fédérale 1 Jean-Prat)

« La Fédération Française de Rugby n’a pas eu d’autre choix car il n’y avait pas assez de clubs pour figurer en Fédérale 1 Élite. Dès lors, les structures professionnelles sont reversées avec des équipes amateurs comme les nôtres. D’où une nouvelle difficulté pour rivaliser face aux grosses armadas de la poule. Des surprises sont toujours possibles car les prétendus favoris peuvent ne pas se montrer à la hauteur. Nous voulons juste pérenniser le club dans cette division et poursuivre notre marche en avant. »

Benjamin Noirot, entraîneur de Mâcon (1er de Fédérale 1 Jean-Prat, demi-finaliste)

« Les places vont être chères pour tout le monde. Nous allons assister à un championnat très serré. Tous les clubs en lice ont fait des efforts importants de recrutement important pour rivaliser face à Chambéry et Bourgoin-Jallieu. Ambitieux, nous le sommes pour entrevoir une place dans les six premiers. »

« Opposer le monde professionnel au monde amateur, est-ce bien raisonnable ? »

Matthieu Lazerges, entraîneur de Vienne (5e de Fédérale 1 Jean-Prat, quart de finaliste)

« La réforme est une mauvaise chose car il y aura un énorme décalage entre le mode de fonctionnement professionnel et plusieurs clubs amateurs. Il est dangereux aussi de confronter de jeunes joueurs moins bien préparés contre des pros. Nous n’ambitionnerons que le maintien dans une poule où les gros bras comme Chambéry et Bourgoin-Jallieu semblent au-dessus de la mêlée. »

Martial Cottin, entraîneur de La Seyne (4e de Fédérale 1 Jean-Prat, 8e de finaliste)

« Si les présidents des équipes de Fédérale 1 Élite avaient fait le nécessaire l’an dernier, nous n’aurions pas changé de système. Celui-ci me dérange pour la progression des jeunes joueurs confrontés d’emblée à jouer contre des professionnels. Cela se traduit par des problèmes de constitutions de budget, de travail et de formation chez les jeunes. Notre objectif sera le maintien. »

Sébastien Magnat, entraîneur de Beaune (1er de Fédérale 2, demi-finaliste)

« Nous allons être confrontés à un niveau de jeu que l’on ne maîtrise pas. Opposer le monde professionnel au monde amateur, est-ce bien raisonnable ? Il y aura une vraie différence à laquelle il faudra vite s’acclimater. Promus, nous lorgnerons le maintien contre des armadas professionnelles comme Mâcon, Chambéry ou Bourgoin-Jallieu. »

Damien Vacher, entraîneur de Grasse (10e de Fédérale 1 Jean-Prat)

« La poule Élite aura été un fiasco et on revient à une formule plus compliquée pour les petits clubs comme le nôtre. La Fédérale 1 devient une course à l’armement afin de bien y figurer. Après 3 ans dans cette division, nous constatons la difficulté pour exister face aux grosses écuries professionnelles. Nous n’avons aucun contrat professionnel, seulement des joueurs qui évoluent au plus haut niveau amateur mais qui travaillent dans la vie de tous les jours. Il est donc logique d’ambitionner le maintien. »

Stéphane Aureille, entraîneur d’Hyères/Carqueiranne (3e de Fédérale 1 Jean-Prat, 8e de finaliste)

« Ce sera notre deuxième saison en Fédérale 1, et nous escomptons faire mieux que l’an dernier. Nous souhaitons pérenniser le club dans cette division le plus longtemps possible et l’obtention d’une place dans les six premiers, derrière des clubs comme Chambéry, Bourgoin-Jallieu, Mâcon, Dijon ou Vienne. »

David Bolgashvili, entraîneur de Nice (1er de Fédérale 2, quart de finaliste)

« Le challenge sportif dû à la refonte va être très intéressant. Nous serons tous soumis à la même réglementation sportive avec une poule très forte. Cela va mettre du piment et relever de manière importante le niveau de jeu. Clairement, nous voulons nous installer durablement dans cette division, et si possible parvenir à nous qualifier pour les phases finales. »

Renaud Gourdon, entraîneur de Dijon (8e de Fédérale 1 Jean-Prat)

« Le dernier exercice nous oblige à faire mieux que la saison passée. Nous allons revenir à la précédente formule puisque beaucoup de clubs de l’ex-Fédérale 1 Élite n’ont pas su jouer le jeu. Je constate que tous les clubs de la poule se sont bien armés pour exister afin d’éviter la relégation. Ce sera notre cas comme d’autres clubs de notre niveau, hormis Bourgoin-Jallieu et Chambéry. »

Jharay Russel coach ASBC (Champion de France Fédérale 2)

«Cette poule me semble plus homogène que les autres. Mais ce qui la caractérise surtout c’est la densité physique devant. Chaque équipe me paraît armée au niveau des avants. Alors si on n’existe pas devant, derrière ce sera compliqué et on aura du mal à rivaliser avec nos adversaires. Sur un match, je ne suis pas inquiet, par contre j’ai plus de doute sur la durée du championnat. En tout cas, le CBSJ, même s’il reste sur une saison en dents de scie, a pris la mesure de la Fédérale 1. Ils devraient être devant. Tout comme Chambéry, qui est habitué au carré final. Des équipes comme Dijon ou Nice, elles ont quasiment des structures pros. La Seyne aussi, c’est pas mal, même si l’équipe bénéficie moins qu’avant des retombées de Toulon. Les formations ont toutes un temps d’avance sur nous. Quant à Villeurbanne, notre premier adversaire, on va le découvrir. »

Par Propos recueillis par Yves IMPINNA

Photo: Bourgoin-Jallieu et Mâcon, qui se sont affrontés en match amical le 10 août dernier, s’affirment comme favoris pour la montée.  Le DL/Jean-François SOUCHET

Article de presse: « Du changement dans la continuité »

par asbWeb à propos de Fri, Aug 31 2018 10:05:00

Le bouclier de Fédérale 2, vaillamment décroché le 24 juin (24-17 contre Fleurance), reste évidemment la grande fierté du club, il était d’ailleurs présent vendredi dernier lors de la présentation de l’équipe au Domaine Condorcet de Châteauneuf-du-Pape.

Mais on ne s’est pas endormi dessus durant l’été. Au contraire, il a servi de coup de pouce que ce soit au niveau du recrutement qu’au niveau de la recherche de sponsoring. « Effectivement, il nous a aidés, il a été la cerise sur le gâteau car la première dynamique a été l’accession » explique le président de l’ASBC.

Car passer de la Fédérale 2 à la Fédérale 1 ce n’est pas une mince affaire. On parle souvent de fossé. David Bellucci confirme. « Il faut se structurer à tous les niveaux. Se professionnaliser tout simple avec tout ce que cela veut dire ( notamment licences A, B ou C, contrats fédéraux, au nombre de 6 à l’ASBC, N.D.L.R. ). »

Budget en hausse de 50 %

Ainsi le club, qui a opté pour « du changement dans la continuité », s’est démené pour augmenter son budget « de 50 % pour atteindre 700 000 euros », pour monter une équipe espoirs séduisante « afin de piocher dedans dans le futur » et pour « recruter des joueurs habitués à la Fédérale 1, histoire qu’ils apportent leur expérience. »

En attirant dans ses filets 11 nouveaux éléments, le club a étoffé son groupe mais est conscient qu’il manque encore du renfort au centre et en seconde ligne. « Entre les blessures et les suspensions, il faut avoir une marge de manœuvre plus élargie. On cherche donc, mais on ne fait pas de folie. On est le petit Poucet. On ne veut pas être la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf. On n’a pas les moyens. »

« Comme Guy Roux, on vise le maintien »

Le président compte surtout sur l’état d’esprit qui a fait la force des Bédarridais la saison dernière. « Si on a été champion de France, c’est parce que l’on était décomplexé et qu’on avait une envie énorme. Je veux que l’on garde cette identité qui nous a réussis. Les nouveaux doivent adopter cette attitude mais je suis rassuré. »

Si « la vérité sortira du pré », se plaît à dire le boss de l’ASBC, il n’a pas fixé la barre trop haute pour ce retour en Fédérale 1 après 8 ans d’absence. « Comme Guy Roux, on vise le maintien. Dans la mesure du possible, il ne faudrait pas perdre à la maison et tabler sur 8 victoires. Maintenant nos adversaires sont armés et le niveau augmente d’année en année. Le but est d’être à la hauteur de la division afin de stabiliser le club. » Avant de voir plus loin…

Premiers éléments de réponse ce dimanche après la venue de Villeurbanne.

Photo: David Bellucci, président de l’AS Bédarrides/Châteauneuf-du-Pape (https://flic.kr/p/2axu6xN)

© N.F

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