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Article de presse: Les douze armadas sont prêtes !

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Dimanche vont être donnés les trois coups du championnat de Fédérale 1. Douze clubs au départ d’une compétition qui va nous tenir en haleine jusqu’au 21 avril prochain, et où l’ASBC y fera ses premiers pas contre Villeurbanne, à 15 heures aux Verdeaux.

Jean-Henri Tubert, entraîneur de Bourgoin-Jallieu (9e de Fédérale 1 Élite la saison dernière)

«Notre club a vécu depuis deux ans la fuite de ses meilleurs joueurs. Treize sont partis et notre moyenne d’âge est aujourd’hui de 23 ans. Bourgoin repart sur des bases saines économiquement parlant. Dans cette poule homogène, bien malin dira qui va s’en sortir sans minimiser l’adversité. Notre objectif sera de finir dans les six premiers. »

Michel Ringeval, entraîneur de Chambéry (5e de Fédérale 1 Élite)

« Avec huit points de pénalité et une interdiction de monter en Pro D2 cette année, nous allons vivre une saison particulière. La refonte de la Fédérale 1 n’est pas une mauvaise nouvelle en elle-même. Il y aura une redistribution du niveau dans cette division. Nous ne revendiquons pas le statut de favori et nous aurons l’ambition de participer aux phases finales. »

Julien Lestang, entraîneur de Villeurbanne (6e de Fédérale 1 Jean-Prat)

« La Fédération Française de Rugby n’a pas eu d’autre choix car il n’y avait pas assez de clubs pour figurer en Fédérale 1 Élite. Dès lors, les structures professionnelles sont reversées avec des équipes amateurs comme les nôtres. D’où une nouvelle difficulté pour rivaliser face aux grosses armadas de la poule. Des surprises sont toujours possibles car les prétendus favoris peuvent ne pas se montrer à la hauteur. Nous voulons juste pérenniser le club dans cette division et poursuivre notre marche en avant. »

Benjamin Noirot, entraîneur de Mâcon (1er de Fédérale 1 Jean-Prat, demi-finaliste)

« Les places vont être chères pour tout le monde. Nous allons assister à un championnat très serré. Tous les clubs en lice ont fait des efforts importants de recrutement important pour rivaliser face à Chambéry et Bourgoin-Jallieu. Ambitieux, nous le sommes pour entrevoir une place dans les six premiers. »

« Opposer le monde professionnel au monde amateur, est-ce bien raisonnable ? »

Matthieu Lazerges, entraîneur de Vienne (5e de Fédérale 1 Jean-Prat, quart de finaliste)

« La réforme est une mauvaise chose car il y aura un énorme décalage entre le mode de fonctionnement professionnel et plusieurs clubs amateurs. Il est dangereux aussi de confronter de jeunes joueurs moins bien préparés contre des pros. Nous n’ambitionnerons que le maintien dans une poule où les gros bras comme Chambéry et Bourgoin-Jallieu semblent au-dessus de la mêlée. »

Martial Cottin, entraîneur de La Seyne (4e de Fédérale 1 Jean-Prat, 8e de finaliste)

« Si les présidents des équipes de Fédérale 1 Élite avaient fait le nécessaire l’an dernier, nous n’aurions pas changé de système. Celui-ci me dérange pour la progression des jeunes joueurs confrontés d’emblée à jouer contre des professionnels. Cela se traduit par des problèmes de constitutions de budget, de travail et de formation chez les jeunes. Notre objectif sera le maintien. »

Sébastien Magnat, entraîneur de Beaune (1er de Fédérale 2, demi-finaliste)

« Nous allons être confrontés à un niveau de jeu que l’on ne maîtrise pas. Opposer le monde professionnel au monde amateur, est-ce bien raisonnable ? Il y aura une vraie différence à laquelle il faudra vite s’acclimater. Promus, nous lorgnerons le maintien contre des armadas professionnelles comme Mâcon, Chambéry ou Bourgoin-Jallieu. »

Damien Vacher, entraîneur de Grasse (10e de Fédérale 1 Jean-Prat)

« La poule Élite aura été un fiasco et on revient à une formule plus compliquée pour les petits clubs comme le nôtre. La Fédérale 1 devient une course à l’armement afin de bien y figurer. Après 3 ans dans cette division, nous constatons la difficulté pour exister face aux grosses écuries professionnelles. Nous n’avons aucun contrat professionnel, seulement des joueurs qui évoluent au plus haut niveau amateur mais qui travaillent dans la vie de tous les jours. Il est donc logique d’ambitionner le maintien. »

Stéphane Aureille, entraîneur d’Hyères/Carqueiranne (3e de Fédérale 1 Jean-Prat, 8e de finaliste)

« Ce sera notre deuxième saison en Fédérale 1, et nous escomptons faire mieux que l’an dernier. Nous souhaitons pérenniser le club dans cette division le plus longtemps possible et l’obtention d’une place dans les six premiers, derrière des clubs comme Chambéry, Bourgoin-Jallieu, Mâcon, Dijon ou Vienne. »

David Bolgashvili, entraîneur de Nice (1er de Fédérale 2, quart de finaliste)

« Le challenge sportif dû à la refonte va être très intéressant. Nous serons tous soumis à la même réglementation sportive avec une poule très forte. Cela va mettre du piment et relever de manière importante le niveau de jeu. Clairement, nous voulons nous installer durablement dans cette division, et si possible parvenir à nous qualifier pour les phases finales. »

Renaud Gourdon, entraîneur de Dijon (8e de Fédérale 1 Jean-Prat)

« Le dernier exercice nous oblige à faire mieux que la saison passée. Nous allons revenir à la précédente formule puisque beaucoup de clubs de l’ex-Fédérale 1 Élite n’ont pas su jouer le jeu. Je constate que tous les clubs de la poule se sont bien armés pour exister afin d’éviter la relégation. Ce sera notre cas comme d’autres clubs de notre niveau, hormis Bourgoin-Jallieu et Chambéry. »

Jharay Russel coach ASBC (Champion de France Fédérale 2)

«Cette poule me semble plus homogène que les autres. Mais ce qui la caractérise surtout c’est la densité physique devant. Chaque équipe me paraît armée au niveau des avants. Alors si on n’existe pas devant, derrière ce sera compliqué et on aura du mal à rivaliser avec nos adversaires. Sur un match, je ne suis pas inquiet, par contre j’ai plus de doute sur la durée du championnat. En tout cas, le CBSJ, même s’il reste sur une saison en dents de scie, a pris la mesure de la Fédérale 1. Ils devraient être devant. Tout comme Chambéry, qui est habitué au carré final. Des équipes comme Dijon ou Nice, elles ont quasiment des structures pros. La Seyne aussi, c’est pas mal, même si l’équipe bénéficie moins qu’avant des retombées de Toulon. Les formations ont toutes un temps d’avance sur nous. Quant à Villeurbanne, notre premier adversaire, on va le découvrir. »

Par Propos recueillis par Yves IMPINNA

Photo: Bourgoin-Jallieu et Mâcon, qui se sont affrontés en match amical le 10 août dernier, s’affirment comme favoris pour la montée.  Le DL/Jean-François SOUCHET